Catégorie : Financement

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  • La BAR-TH-117, le CEE pour chauffer au plus juste

    La BAR-TH-117, le CEE pour chauffer au plus juste

    Quel est le point commun entre une chaudière au gaz, au fioul et aux granulés ? Les radiateurs et leur robinet thermostatique. Dans cet article, vous allez apprendre le fonctionnement de ces radiateurs ainsi que les économies à faire avec les robinets thermostatiques, notamment en profitant de l’aide via le CEE BAR-TH-117.

    Les radiateurs et leur régulation

    Les types de radiateurs et l’applicabilité de la BAR-TH-117

    Radiateur en fonte 
On peut ajouter dessus un robinet éligible à la BAR-TH-117
    Radiateur en fonte http://www.radiateurfonte.com/radiateur-fonte.php

    Le radiateur à eau est le plus ancien des systèmes de chauffage à eau. Il est apparu en 1900 : il s’est malgré tout développé assez récemment avec l’essor du fioul en 1950 puis du gaz en 1960. C’est un système dans un premier temps réservé aux bourgeois. La classe ouvrière, elle, continue de se chauffer au charbon en ville et au bois en campagne (bien moins confortable pour les poumons). De par cette caractéristique historique, les premiers radiateurs sont avant tout des objets de décoration sculptés et dorés.

    Assez rapidement, ces radiateurs en fonte sont équipés de vannes afin de régler la chaleur pièce par pièce.

    Aujourd’hui on retrouve principalement 2 types de radiateurs dans les logements :

    Radiateurs utilisable avec le CEE BAR-TH-117
    A gauche le radiateur panneau avec la grille au dessus et à droite le radiateur modulaire
    • Les radiateurs en fonte, les plus vieux, très souvent présents dans les bâtiments anciens qui ont été équipés assez tôt d’un chauffage central. On en retrouve de toutes les couleurs car c’est un équipement qui se peint assez facilement et doit même obligatoirement l’être pour ne pas rouiller.
    • Les radiateurs en aluminium, dit à ailettes. On en retrouve 2 sortes : ceux qui fonctionnent par module et les panneaux avec la grille au-dessus.

    Les radiateurs en fonte ne sont pas ce qui ce fait de plus efficace en terme d’efficacité par rapport à la surface, ils ont aussi l’inconvénient de ce corroder de l’intérieur avec le temps.

    Aujourd’hui, pour un radiateur neuf, le choix des radiateurs aluminium est le meilleur en terme d’efficacité par rapport à leur surface.

    Le fonctionnement

    Le circuit de chauffage

    Pour mettre en chauffe les radiateurs, de nombreux éléments sont nécessaires :

    1. Au moins une de ces sources de chaleur :
    2. Un réseau d’eau chaude aller et retour (CEE de celui ci ici et vidéo explicative ici)
    3. Une pompe (aussi nommée circulateur) afin de faire circuler l’eau dans le réseau.
    4. Un tas de petits équipements qui seront décrits dans un article plus généraliste.
      • Vase d’expansion.
      • Purgeur d’air.
      • Soupape de sécurité.
      • Pot d’injection de produit.
      • Disconnecteur…

    Le circuit de chauffage permet ainsi de transporter la chaleur de la production vers l’émission de chaleur, nos fameux radiateurs.

    Le radiateur

    Liste des différents composant d'un radiateur. Le robinet thermostatique est l'élément concerné par la BAR-TH-117
    Les différents composant d’un radiateur

    Le radiateur est, comme on l’a vu, l’élément qui émet la chaleur dans notre pièce. Il maximise l’échange thermique entre l’eau et l’air.

    Il a 4 points de raccordement :

    • Le premier point de raccordement est l’arrivée d’eau chaude dans le radiateur, c’est ici que l’on place le robinet (thermostatique, connecté, classique). C’est la que va venir s’installer notre robinet pour bénéficier de la BAR-TH-117.
    • Le second point de raccordement est la sortie d’eau tiède en bas du radiateur.
    • Le troisième est le purgeur d’air manuel en haut du radiateur. Le purgeur peut s’ouvrir soit avec une clef carré, soit avec un tournevis plat.
    • Et enfin, le quatrième est la vidange basse pour vider le radiateur.

    Idéalement chaque radiateur a des vannes manuelle pour pouvoir l’isoler du reste du circuit et le changer sans impacter les autres radiateurs.

    Il y a aussi des vannes d’équilibrage sur la sortie des radiateurs afin de répartir au mieux le débit d’eau. La vanne d’équilibrage est souvent intégré au kit de raccordement du radiateur sous la forme d’un petit robinet d’angle. Il faut parfois enlever le bouchon ou le cache et le manœuvrer au tournevis plat.

    Calculs des échanges thermiques d’un radiateur

    Dans un radiateur, l’eau arrive en haut et sort en bas. Cela permet d’avoir une circulation, dite en contre-courant (anti-méthodique) afin de maximiser les échanges thermiques.

    Les échanges
    Parcours de l'eau dans un radiateur et haut en bas en passant par le robinet thermostatique BAR-TH-117
    Parcours de l’eau dans un radiateur et haut en bas

    L’échange thermique dans un radiateur ce décompose en plusieurs échanges de chaleur élémentaires :

    • Une convection forcée entre l’eau chaude et le radiateur.
    • Une conduction à travers le radiateur avec un effet d’ailette pour augmenter la surface d’échange avec l’air.
    • Une convection naturelle entre l’air et le radiateur ainsi que le rayonnement de celui-ci.

    C’est cette convection naturelle qui est l’échange limitant avec le rayonnement. Elle a le plus faible coefficient d’échange des 3. Afin de maximiser cette échange les fabricants de radiateurs ont développé plusieurs techniques.

    • Augmenter la surface d’échange entre l’air et le radiateur. Cela se fait en ajoutant des ailettes sur le radiateur qui ne contiennent pas d’eau. Sur les radiateurs anciens en fonte, ce système n’était pas utilisé, d’où leur efficacité limitée en terme de rapport puissance / surface occupée au mur.
    • Augmenter la température de l’eau, mais ce qui devient de plus en plus limité avec les nouveaux systèmes de chauffage basse température (chaudière à condensation, pompe à chaleur).
    • Augmenter la surface apparente du système, afin d’augmenter le rayonnement. C’est le concept des panneaux rayonnants.
    Les formules des échanges thermiques d’un radiateur

    Pour mieux comprendre ces échanges thermiques, voici quelques formules tirée du Livre Introduction aux transferts thermiques de J.F. SACADURA première édition et de mes enseignements de l’INSA Strasbourg.

    • Pour la convection naturelle en régime laminaire : Nu=0.479*Gr^(1/4) pour l’air (Nu étant le nombre de Nusselt et Gr le nombre de Grashof.
    • Pour la convection naturelle en régime turbulant (Gr>10^9 (cependant une zone de transition existe de 10^6 à 10^10)) : Nu=0.13 (Gr*Pr)^(1/3) (MAC ADAMS) avec Pr le nombre de Prandtl.
    • Le coefficient de convection hc est ensuite calculé ainsi : hc=Nu*lambda/Lc (lambda étant le coefficient de conduction moyen de l’air (entre le bas et le haut du radiateur), Lc étant la longueur caractéristique de l’échange, ici la hauteur du radiateur).
    • En convection, la plus grande partie des formules de régime turbulent se base sur des corrélations expérimentales.
    • Pour les échanges par rayonnement, il existe des méthodes mathématiques complexes afin de calculer précisément les échanges. Cependant une méthode simplifiée permet d’estimer les échanges lorsque les températures sont proches (relativement, par rapport au zéro absolu). Le coefficient d’échange est ainsi calculé : hr=4*sigma*T^4 (sigma étant la constante de Stefan-Boltzmann, et T étant la température moyenne entre celle de la pièce et celle de la surface du radiateur en Kelvin, soit la température en degrés Celsius auquel on ajoute 273.15).

    La régulation des radiateurs avec un robinet thermostatique (BAR-TH-117)

    Comment augmenter sa consommation de chauffage ?

    Il faut savoir que la consommation de chauffage d’un logement peut être élevée à cause de plusieurs facteurs :

    • L’isolation est insuffisante.
    • Le système de production de chaleur a un faible rendement.
    • Des parois froides diminuent le confort thermique. La température ressentie étant (de manière simplifiée) la moyenne entre la température de l’air et celle des parois environnantes.
    • Des fuites d’air non maîtrisées créent des courants d’air.
    • Les locaux sont humides et augmentent la sensation de froid.
    • La chaleur est mal répartie. Typiquement le cas avec les immeubles haussmannien où il faut 25°C au plafond pour avoir 20°C à 1,5m.
    • Et enfin, le dernier cas, la régulation est très instable et crée des pics de surchauffe inutile.

    C’est ce dernier cas sur lequel agira le robinet thermostatique. En effet si on régule manuellement la température, on va avoir tendance à surchauffer, pour que, quelque soit la température extérieure, la température intérieure soit de minimum 20°C.

    Rôle et fonctionnement d’un robinet thermostatique éligible à la BAR-TH-117

    Le rôle d’un robinet thermostatique va être de gérer le débit d’eau dans le radiateur en fonction de la température intérieure. Si celle-ci est trop faible, le robinet s’ouvre, si elle est trop élevée, le robinet se ferme. On se rapproche ainsi constamment de la température de consigne quelque soit les variations de température dehors.

    Le robinet thermostatique BAR-TH-117 fonctionne en exploitant le lien entre la variation de température et la variation de volume d’un fluide. Ce fluide peut être un liquide, un gel ou un gaz. Le thermostatique peut être installé à l’intérieur du robinet, ou en déporté.

    Son prix va d’une quinzaine d’euros pour le basique non programmable à une centaine d’euros pour un modèle connecté en passant par une cinquantaine d’euros pour des robinets thermostatique à programmation horaire. Avec ou sans prime CEE BAR-TH-117, le coût de l’investissement reste très réduit pour un gain de chauffage de 5 à 20% sur la facture annuelle.

    Présentation de la fiche CEE BAR-TH-117 sur les robinets thermostatique

    Conditions d’éligibilité au CEE BAR-TH-117

    Ce CEE ce trouve être assez restrictif contrairement à d’autres. Voici les conditions d’éligibilité :

    • Ce CEE est uniquement applicable aux bâtiments d’habitation existant (comme tout les CEE BAR).
    • Afin d’être éligible, le chauffage central doit fonctionner avec une chaudière existante, donc ici pas de réseau de chaleur ou de chauffage solaire.
    • Les robinets thermostatiques doivent être posés par un professionnel (ce qui va considérablement augmenter leur coût pour une opération très simple).
    • On considère une durée de vie conventionnelle de l’équipement de 20 ans.

    La grille kWh cumac pour les robinets thermostatiques

    Le nombre de kWh cumac obtenu par la pose des robinets thermostatiques correspond au nombre de robinet thermostatique neuf installé multiplié par :

    Zone climatiqueMaison individuelleAppartement avec chauffage individuelAppartement avec chauffage collectif
    H1170012001600
    H214009801300
    H3930650890
    Tableau des montants CEE

    Pour rappel, voici la carte de France des zones climatiques ci-dessous.

    Zone climatique des CEE
    Zone climatique à utiliser pour le CEE BAR-TH-117

    Les montants de CEE

    En partant d’un prix marché de 0.8c/kWh cumac au moment ou j’écris ces lignes, que ce soit pour le CEE classique ou le CEE précarité, le montant de la subvention pour l’installation de robinet thermostatique est de 10 € par robinet. Ce montant pour le CEE BAR-TH-117 est d’après moi peu encourageant, même en CEE précarité où il monte à 20 € (montant cumac doublé).

  • Comment fonctionne Ma Prime Renov’ ?

    Comment fonctionne Ma Prime Renov’ ?

    Ma Prime Renov’ est un dispositif gouvernemental d’aide aux travaux de rénovation énergétique. Elle a été créée en janvier 2020 afin de remplacer progressivement le crédit d’impôt CITE.

    Présentation du fonctionnement de la subvention Ma Prime Renov’

    À qui s’adresse Ma Prime Renov’ ?

    Ma Prime Renov’ s’adresse maintenant à tous les particuliers propriétaires. Elle a été uniquement destinée en 2020 aux ménages à faible revenu, mais a été étendue à tous les ménages depuis le 1er octobre 2020. Vous êtes donc éligible si vous êtes propriétaire d’un bien, que vous soyez propriétaire occupant ou bailleur.

    Votre propriété doit répondre à quelques conditions :

    • Si vous êtes propriétaire occupant :
      • Le logement doit être une maison ou un appartement,
      • Il doit être en France métropolitaine ou outre-mer,
      • Il doit avoir été construit depuis plus de 2 ans.
    • Si vous êtes bailleur (à partir de juillet 2021) :
      • Les conditions précédentes doivent être remplies,
      • Vous devez vous engager à louer le bien pendant 5 ans en tant que résidence principale.
    • Enfin, si vous êtes syndicat de copropriétaires, pour bénéficier de Ma Prime Renov’ copropriétés :
      • Les travaux doivent porter sur la partie collective,
      • Le gain énergétique doit être de 35 % minimum,
      • La copropriété doit être composée de minimum 95 % de résidence principale.

    En 2020, alors que le dispositif était réservé aux faibles revenus, plus de 190 000 demandes ont été effectuées, pour un montant engagé total de 570 millions d’euros.

    Quels travaux sont éligible ?

    Cette prime est ouverte à la majorité des travaux de rénovation énergétique :

    • Isolation,
    • Chauffage,
    • Ventilation,
    • Audit énergétique.

    Afin de détailler tous les travaux, nous avons fait un tableau dans la seconde partie de l’article qui détaille les montants des aides possibles pour chaque cas.

    Comment faire pour obtenir Ma Prime Renov’ ?

    Les démarches pour obtenir Ma Prime Renov’ sont simples :

    1. Demander des devis à plusieurs professionnels RGE,
    2. Choisir un professionnel, si nécessaire demander l’appui d’un conseillé FAIRE,
    3. Créer un compte sur le site MaPrimeRenov‘ et déposez les pièces nécessaires : avis d’imposition, état civil du foyer, devis du professionnel RGE,
    4. Vous recevrez un accusé de réception par mail,
    5. C’est le moment de réaliser les travaux,
    6. Dès la fin des travaux, transmettez la facture de solde sur le compte en ligne,
    7. L’aide MaPrimeRenov’ vous sera versée dans les meilleurs délais (quelques mois).

    Contact et téléphone pour Ma prime Renov’

    Afin d’estimer vos aides et l’éligibilité au dispositif Ma Prime Renov, 2 possibilités s’offrent à vous :

    Le site internet de contact

    Le site internet pour contacter l’ANAH sur le dispositif d’aide est le suivant : https://www.maprimerenov.gouv.fr. Il faudra ensuite vous enregistrer afin d’échanger avec un conseiller ou une conseillère.

    Le numéro de téléphone gratuit du réseau Faire

    Le numéro de téléphone est le suivant :

    Il est tarifié au prix d’un appel local, donc sans surtaxe. Il sera gratuit si vous disposez d’un forfait appel vers les fixes illimités.

    Les réseaux sociaux

    Afin de poser vos questions, vous pouvez aussi retrouver l’ANAH sur Twitter et n’oubliez pas au passage de vous abonner à notre nouveau compte pour être au courant des nouveaux articles sur @EnergieFacile.fr.

    Vous pouvez également suivre l’ANAH sur LinkedIn.

    Ma Prime Renov’ en détail

    Alors, RGE ou pas pour ces travaux ?

    Comme bien souvent avec les aides gouvernementales, il est impossible de réaliser soi-même les travaux. Avec Ma Prime Renov’ cette contrainte se resserre, car la majorité des cas d’éligibilité nécessite de passer par une entreprise RGE (Reconnu Garant Environnement). Vous pourrez retrouver l’annuaire de ces entreprises sur le site de FAIRE.

    Logo RGE

    RGE pour les travaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire

    Travaux et études éligiblesQualification nécessaire
    Chaudière gaz à très haute performance énergétique pour les bâtiments non raccordés à un réseau de chaleur vertueux aidé par l’ADEMEProfessionnel RGE
    Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froidPas d’exigence
    Chauffe-eau thermodynamiqueProfessionnel RGE
    Pompe à chaleur air/eau (dont PAC hybrides)Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique (dont PAC hybride)
    Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique (dont PAC hybrides)Professionnel RGE
    Chauffe-eau solaire individuel (et dispositifs solaires pour le chauffage de l’eauProfessionnel RGE
    Système solaire combiné (et dispositifs solaires pour le chauffage des locaux)Professionnel RGE
    Partie thermique d’un équipement PVT eau (système hybride photovoltaïque et thermique)Professionnel RGE
    Poêle à bûches et cuisinière à bûchesProfessionnel RGE
    Poêle à granulés et cuisinière à granulésProfessionnel RGE
    Chaudière bois à alimentation manuelleProfessionnel RGE
    Chaudière bois à alimentation automatiqueProfessionnel RGE
    Foyer fermé et insert à bûches ou à granulésProfessionnel RGE
    Qualification entreprise RGE pour l’aide pour les travaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire

    RGE pour les travaux d’isolation

    Travaux et études éligiblesQualification nécessaire
    Isolation des murs par l’extérieur (surface de murs limitée à 100 m2 depuis le 15 juillet 2020)Professionnel RGE
    Isolation des murs par l’intérieurProfessionnel RGE
    Isolation des rampants de toiture ou des plafonds de comblesProfessionnel RGE
    Isolation des toitures terrassesProfessionnel RGE
    Isolation des parois vitrées (fenêtres et portes-fenêtres)en remplacement de simple vitrageProfessionnel RGE
    Protection des parois vitrées ou opaques contre le rayonnement solaire (uniquement pour l’Outre-mer)Professionnel RGE
    Qualification entreprise RGE pour l’aide pour les travaux d’isolation

    RGE pour les autres travaux

    Travaux et études éligiblesQualification nécessaire
    Audit énergétique hors obligation réglementaireProfessionnel « RGE étude » ou architecte référencé ou entreprise certifiée « offre globale » ou entreprise qualifiée « RGE audit »
    Ventilation double fluxPas d’exigence
    Dépose de cuve à fioulPas d’exigence
    Forfait pour « Assistance à maîtrise d’ouvrage »Pas d’exigence
    Forfait « Bonus pour les travaux permettant de sortir du statut de passoire énergétique »Professionnel RGE
    Forfait « Bonus Bâtiment Basse Consommation »Professionnel RGE
    Forfait « Rénovation globale »Professionnel RGE
    Qualification entreprise RGE pour l’aide sur les autres travaux

    Combien ça rapporte la prime rénovation ?

    En fonction de votre situation, le montant de la prime peut varier. Il y a 2 choses qui font varier le montant de l’aide de Ma Prime Renov’ :

    • Le montant des ressources familiales (imposable),
    • Si la prime est faite de façon individuelle ou collective (via la copropriété).

    En Île-de-France

    Nombre de personnes composant le ménageAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modeste
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Aides pour les ménages ressources intermédiaires
    MaPrimeRénov’ Violet
    Aides pour les ménages ressources supérieures
    MaPrimeRénov’ Rose
    120 593€25 068 €38 184€>38 184€
    230 225€36 792€56 130€>56 130€
    336 297€44 188€67 585€>67 585€
    442 381€51 597€79 041€>79 041€
    548 488€59 026€90 496€>90 496
    par personne supplémentaire+6 096€+7 422€+11 455 €
    Les revenus maximums pour la tranche en Île-de-France

    Dans les autres régions

    Nombre de personnes composant le ménageAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modeste
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Aides pour les ménages ressources intermédiaires
    MaPrimeRénov’ Violet
    Aides pour les ménages ressources supérieures
    MaPrimeRénov’ Rose
    114 879€19 074€29 148€>29 148€
    221 760€27 896€42 848€>42 848€
    326 170€33 547€51 592€>51 592€
    430 572€39 192€60 336€>60 336€
    534 993€44 860€69 081€>69 081€
    par personne supplémentaire+4 412€+5 651€+8 745€
    Les revenus maximums pour la tranche hors Île-de-France

    Les aides Ma Prime Renov’ sont cumulables entre elles et le montant maximum de ces aides est de 20 000 € par logement tous les 5 ans et cumulable jusqu’à 3 logements. Ceci permet aux bailleurs d’aller jusqu’à 60 000 € tous les 5 ans pour rénover 3 logements.

    Dans le cas des copropriétés, la limite est de 15 000 € par logement.

    Montant de la prime sur des opérations chauffage et d’eau chaude sanitaire en individuel

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modestes
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Aides pour les ménages ressources intermédiaires
    MaPrimeRénov’ Violet
    Aides pour les ménages ressources supérieures
    MaPrimeRénov’ Rose
    Plafonnement de dépense éligible
    Chaudière gaz à très haute performance énergétique pour les bâtiments non raccordés à un réseau de chaleur vertueux aidé par l’ADEME1200€800€0€0€4000€
    Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid1200€800€400€0 €1800€
    Chauffe-eau thermodynamique1200 €800€400€0€3500€
    Pompe à chaleur air/eau (dont PAC hybride)4000 €3000 €2000 €0 €
    Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique (dont PAC hybride)10 000 €8000 €4000 €0€12 000€
    Chauffe-eau solaire individuel (et dispositifs solaires pour le chauffage de l’eau4000 €3000 €2000 €0€7000€
    Système solaire combiné (et dispositifs solaires pour le chauffage des locaux)10 000 €8000 €4000 €0€16 000€
    Partie thermique d’un équipement PVT eau (système hybride photovoltaïque et thermique)2500€2000€1000€0€4000€
    Poêle à bûches et cuisinière à bûches2500 €2000 €1000 €0€4000 €
    Poêle à granulés et cuisinière à granulés3000 €2500 €1500 €0€5000 €
    Chaudière bois à alimentation manuelle (bûches)8000 €6500 €3000 €0€16 000 €
    Chaudière bois à alimentation automatique (granulés, plaquettes)10 000€8000€4000 €0€18 000€
    Foyer fermé et insert à bûches ou à granulés2000€1200€600€0€4000€
    Montant de la prime pour les travaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire en individuel

    Montant pour de l’isolation thermique en individuel

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modestes
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Aides pour les ménages ressources intermédiaires
    MaPrimeRénov’ Violet
    Aides pour les ménages ressources supérieures
    MaPrimeRénov’ Rose
    Plafonnement de dépense éligible
    Isolation des murs par l’extérieur (surface de murs limitée à 100 m2 depuis le 15 juillet 2020)75€/m260€/m240€/m215€/m2150€/m2
    Isolation des murs par l’intérieur25€/m220€/m215€/m27€/m270€/m2
    Isolation des rampants de toiture ou des plafonds de combles25€/m220€/m215€/m27€/m275€/m2
    Isolation des toitures terrasses75€/m260€/m240€/m215€/m2180€/m2
    Isolation des parois vitrées (fenêtres et portes-fenêtres)en remplacement de simple vitrage100€/équipement80€/équipement40€/équipement0€1000€/équipement
    Protection des parois vitrées ou opaques contre le rayonnement solaire (uniquement pour l’Outre-mer)25€/m220€/m215€/m20€200€/m2
    Montant de la prime pour les travaux d’isolation en individuel

    Montant des autres travaux en individuel

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modestes
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Aides pour les ménages ressources intermédiaires
    MaPrimeRénov’ Violet
    Aides pour les ménages ressources supérieures
    MaPrimeRénov’ Rose
    Plafonnement de dépense éligible
    Audit énergétique hors obligation réglementaire500€400€300€0€800€
    Ventilation double flux4000€3000€2000€0€6000€
    Dépose de cuve à fioul1200€800€400€0€4000€
    Forfait pour « Assistance à maîtrise d’ouvrage »150€150€150€150€SO
    Forfait « Bonus pour les travaux permettant de sortir du statut de passoire énergétique »1500€1500€1000€500€S.O.
    Forfait « Bonus Bâtiment Basse Consommation »1500€1500€1000€500€S.O.
    Forfait « Rénovation globale »S.O.S.O.S.O.S.O.S.O.
    Montant de la prime pour les autres travaux en individuel

    Montant des travaux chauffage et d’eau chaude sanitaire en copropriété

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modeste
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Plafonnement de dépense éligible
    Chaudière gaz à très haute performance énergétique pour les bâtiments non raccordés à un réseau de chaleur vertueux aidé par l’ADEME400€/logement300€/logement4000€
    Pompe à chaleur air/eau (dont PAC hybride)400€/logement300€/logement1800€
    Chauffe-eau thermodynamique400€/logement300€/logement3500€
    Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique (dont PAC hybride)3000€/logement2000€/logement12 000€
    Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique (dont PAC hybrides)3000€/logement2000€/logement18 000€
    Chauffe-eau solaire collectif (et dispositifs solaires pour le chauffage de l’eau1000€/logement750€/logement7000€
    Chaudière bois à alimentation manuelle (bûches)3000€/logement2000€/logement16 000€
    Chaudière bois à alimentation automatique (granulés, plaquettes)3000€/logement2000€/logement18 000€
    Montant de la prime pour les travaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire en copropriété

    Montant des travaux d’isolation thermique en copropriété

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modestes
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Plafonnement de dépense éligible
    Isolation des murs par l’extérieur100€/m2*q /logement75€/m2*q /logement150€/m2 /logement
    Isolation des murs par l’intérieur25€/m2*q /logement20€/m2*q /logement70€/m2 /logement
    Isolation des rampants de toiture ou des plafonds de combles25€/m2*q /logement20€/m2*q /logement75€/m2 /logement
    Isolation des toitures terrasses100€/m2*q /logement75€/m2*q /logement180€/m2 /logement
    Protection des parois vitrées ou opaques contre le rayonnement solaire (uniquement pour l’outre-mer)25€/m2*q /logement20€/m2*q /logement200€/m2 /logement
    q : quote part des dépenses effectivement payées par le demandeur
    Montant de la prime pour les travaux d’isolation en copropriété

    Montant des autres travaux en copropriété

    Travaux et études éligiblesAides pour les ménages ressources très modestes
    MaPrimeRénov’ Bleu
    Aides pour les ménages ressources modeste
    MaPrimeRénov’ Jaune
    Plafonnement de dépense éligible
    Audit énergétique hors obligation réglementaire250€/logement200€800€
    Ventilation double flux3000€2000€6000€
    Dépose de cuve à fioul400€300€4000€
    Montant de la prime pour les autres travaux en copropriété

    Peut-on cumuler les aides Ma Prime Renov’ avec d’autres aides ?

    Les aides Ma Prime Rénov’ sont cumulables avec :

    • Une autre prime Ma Prime Renov’ dans la limite de 20 000 €/logement par période de 5 ans,
    • Les CEE (Certificats d’Économie d’Énergie),
    • Les aides d’Action Logement,
    • Les aides des collectivités locales,
    • La TVA à 5,5 % pour tous les travaux rattachables à la prime,
    • L’écoprêt à taux zéro.

    Ma prime Rénov’ n’est par contre pas cumulable avec les aides suivantes :

    • Les autres aides de l’ANAH,
    • Le CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique), disparu en 2021.
    Cumul des aides pour la rénovation énergétique
    Le cumul des aides possible

  • La prime CEE du poêle à bois ou à granulés BAR-TH-112

    La prime CEE du poêle à bois ou à granulés BAR-TH-112

    Le chauffage au bois dans la maison se retrouve sous 2 formes dans les primes CEE : BAR-TH-112 pour les poêles à bois et BAR-TH-113 pour les chaudières à bois, granulés et autre biomasse. Dans cet article, nous allons traiter de la première et de son application ainsi que des systèmes de chauffage au bois ou granulés indépendants.

    Les modes de chauffage à bois et granulés et compatibilité avec la prime CEE BAR-TH-112

    Il existe différentes possibilités pour se chauffer au bois (buche ou granulés) sans chaudière (et donc sans circuit d’eau) :

    La cheminée bois

    La cheminée au bois est le plus vieux moyen de chauffage d’intérieur, c’est aussi le moins efficace. Il diffuse dans la pièce entre 5 % et 15 % de la chaleur contenue dans le bois (en général des buches). Le principal avantage de ce mode de chauffage est sa simplicité. Il est capable de faire brûler toute taille de bois tant que celui-ci n’est pas trop humide.

    Il a par contre de nombreux autres inconvénients en plus du faible rendement. Ce mode de chauffage au bois reste dangereux, en effet, le tirage thermique étant très variable. Les fumées peuvent envahir le domicile. Une mauvaise combustion peut se produire et provoquer la formation de monoxyde de carbone mortel. On recense beaucoup d’accidents à cause de ce mode de chauffage au bois.

    Ce mode de chauffage n’est pas éligible à la prime CEE BAR-TH-112 et est limité à un usage d’appoint, voire interdit dans certaines communes.

    L’insert bois ou granulés et éligibilité aux aides CEE BAR-TH-112

    L’insert bois ou granulé est une évolution de la cheminée. Ce mode de chauffage au bois peut être considéré comme une évolution de la cheminée à foyer ouvert. Le principe de fonctionnement est de mettre en place l’insert à l’emplacement de la future cheminée et de construire celle-ci autour. On pourrait décrire ce système comme étant un poêle encastré.

    Ce système à de nombreux avantages. Il permet d’obtenir de bons rendements, la flamme est en général visible, l’apport d’air est contrôlé. Ce type de dispositif limite grandement les risques d’intoxication ou de brûlure. Il a toutefois quelques inconvénients, du fait de sa position et de son encastrement, la diffusion de la chaleur est limitée dans la pièce.

    Ce dispositif si son rendement est suffisant peut être éligible à la prime CEE BAR-TH-112 « Appareil indépendant de chauffage au bois » du dispositif d’aide gouvernementale

    Poêle à bois ou à granulés et éligibilité aux aides CEE BAR-TH-112

    Exemple de poêle en fonte montagnard (Jotul)

    Le poêle à bois est très similaire à son homologue l’insert, il se démarque par l’absence de parement de celui-ci. C’est en effet un appareil qui est prêt à poser, pas de parement nécessaire. C’est en général dans cette catégorie que l’on retrouve les appareils les plus performants, car ils ont de par leur indépendance, une surface d’échange avec l’ambiance bien plus grande.

    Il existe une grande variété de ces systèmes, ils peuvent être caractérisés de la manière suivante :

    • Les poêles designs : ils fonctionnent principalement au bois et ont des formes arrondies avec une grande vitre afin de voir le foyer. Les rendements sont en général assez bas, ce sont des poêles de décoration.
    • Les poêles en fonte : ce sont des modèles que l’on retrouve à l’origine dans les zones montagneuses. Du fait de leur possibilité d’utiliser du bois de grande taille, jusqu’à un mètre pour certains et de leur puissance développée par rapport à leurs tailles et masses, ils sont idéals pour des conditions difficiles en montagne. Certaines de ces évolutions de poêles sont éligibles sont aides notamment via la prime CEE BAR-TH-112.
    • Les poêles à inertie : c’est une catégorie assez large. Elle va des poêles avec de la pierre autour pour retenir une partie de la chaleur aux poêles de masse de plusieurs tonnes. Plus lourd est le poêle, plus il sera efficace, car il diffusera la chaleur longtemps. Le principe de fonctionnement sur les poêles de masse est de brûler du bois pendant quelques heures et ensuite le poêle diffusera la chaleur tout au long de la journée.
    • Les cuisinières utilisées comme mode de chauffage sont également éligibles à la CEE et permettent également de cuisiner avec.
    Exemple de poêle de masse bien intégré dans une pièce

    Bois ou granulé

    Les granulés sont une évolution industrielle du bois sous forme de buche afin de tirer au mieux parti de celui-ci. Ils sont composés de bois broyé, séché et aggloméré sous forme de granulé. La principale raison à cela est de permettre l’automatisation du chargement de celui-ci pour la combustion.

    Chacun de ces combustibles a ces avantages et inconvénients. Ils sont détaillés ci-dessous.

    Avantage des buches

    • Il est possible d’être indépendant en termes de combustible si on a un bois,
    • Le cout des buches, même si on l’achète reste très bas,
    • Les poêles à buche ce trouve facilement en occasion ou neuf à un prix plus bas que leur homologue à granulé,
    • Les poêles fonctionnent manuellement, ce qui en cas de perte d’électricité ou de panne les rend plus résilients
    • Les buches sont dans une cheminée, un insert ou un poêle, il n’y a que leur longueur qui les rendra compatibles ou non avec votre installation.

    Inconvénient des buches

    • Il est nécessaire de les faire sécher si le bois est humide, si l’on coupe son bois il y aura un séchage en plusieurs étapes :
      1. Le séchage de la bille de bois,
      2. Puis le séchage sous couvert des buches,
      3. Et enfin le séchage intérieur des buches,
    • Un bois humide brûlera mal (perte de rendement) et encrassera plus vite des conduits,
    • En fonction des essences, il génèrera plus ou moins de cendre et encrassera plus ou moins les conduits.

    Avantage des granulés

    • Ils sont calibrés, ce qui leur permet d’être utilisés dans un poêle muni d’un système de chargement automatique (vis sans fin…),
    • Leur faible teneur en eau leur permet de produire un meilleur rendement de combustion,
    • Ils s’achètent en sachet, ce qui rend leur manutention plus facile.

    Inconvénient des granulés

    • Leur prix est élevé,
    • Le prix des poêles à granulés est plus élevé (pièce mécanique supplémentaire),
    • Ils ne peuvent pas être fabriqués par soi-même.

    La double combustion/postcombustion, qu’est ce que c’est ?

    Lors de la combustion du bois, la réaction suivante se produit :

    C + O2 => CO2 + chaleur

    Le C est le carbone provenant du bois, le dioxygène O2 vient de l’air ambiant et le CO2 se retrouvant dans les fumées.

    Les problèmes

    Cependant, la réaction réelle n’est pas celle-là, mais est bien plus complexe :

    C + H2O +O2 + N2 => CO2 + CO + O2 + H2O + H2 + N2 + NO2 + N2O + NO + NOx + chaleur (équation non équilibrée)

    Les réactions non désirées sont :

    • La combustion incomplète du carbone donne du monoxyde de carbone. Cela est dû au fait que même s’il y a suffisamment d’air le mélange entre un combustible solide et l’air est imparfait.
    • L’eau contenue dans le bois peut subir un craquage aux endroits où la température est supérieure à 900 °C. Ainsi de l’hydrogène et de l’oxygène sont produits,
    • Le diazote contenu dans l’air d’oxyde à cause de la chaleur produit des oxydes d’azote aussi appelé NOx si la température de la flamme est trop élevée.
    • Une partie du dioxygène et du diazote contenu dans l’air ne subit pas de réaction chimique, ces gaz sont échauffés inutilement et réduisent le rendement.

    Les solutions

    Afin de réduire cela, plusieurs solutions existent :

    • D’une part, diminuer la température de la flamme pour éviter la formation d’oxydes d’azote (ils augmentent le rendement, mais sont une cause des pluies acides).
    • D’autre part, diminuer la température de la flamme pour éviter le craquage de l’eau (qui diminue le rendement).
    • Pour la chaleur perdue dans les gaz, diminuer la température des fumées en créant une circulation plus longue de celle-ci dans le poêle (plus d’échange de chaleur avec la pièce).
    • Enfin, pour rebrûler les gaz de combustion partielle (monoxydes de carbone en particulier), il est possible d’effectuer une seconde combustion afin de brûler ces imbrûlés.

    Le principe de la double combustion est donc de provoquer une seconde combustion dans les fumées en apportant de l’air. Cette postcombustion demande une température de fumée d’un minimum de 600 °C environ afin d’amorcer la réaction suivante :

    2CO + O2 => 2CO2 + chaleur

    Si du dihydrogène a été produit s’il y a eu un craquage de l’eau, celui-ci sera également brûlé.

    Cette seconde combustion provoque des flammes bleues là où elle se produit. Elle produit également de la chaleur supplémentaire.

    La prime CEE poêle à bois pour la maison BAR-TH-112

    Cette prime CEE BAR-TH-112 s’applique uniquement aux maisons individuelles. La fiche s’applique aux appareils indépendants de chauffage au bois c’est-à-dire les inserts et poêles à buche ou à granulés.

    Afin de bénéficier de cette prime CEE plusieurs conditions doivent être remplies :

    Pour les poêles, inserts et cuisinière avec du bois buche

    Les conditions d’éligibilités de l’appareil de combustion sont les suivantes :

    • Le rendement nominal de l’appareil est supérieur ou égal à 75 %.
    • Les émissions de particules dans les fumées sont inférieures à 40 mg/Nm3.
    • En termes de polluant, les émissions de monoxyde de carbone dans les fumées sont inférieures à 1500 mg/Nm3 de fumée soit 0,12 %.
    • Encore en polluant, les émissions de NOx dans les fumées doivent être inférieure 200 mg/Nm3.

    Pour les poêles, inserts et cuisinière fonctionnant avec des granulés

    Les conditions d’éligibilités de l’appareil de combustion sont les suivantes :

    • Le rendement nominal de l’appareil est supérieur ou égal à 87 %.
    • Les émissions de particules dans les fumées sont inférieures à 30 mg/Nm3.
    • En termes de polluant, les émissions de monoxyde de carbone dans les fumées sont inférieures à 300 mg/Nm3 de fumée soit 0,12 %.
    • Encore en polluant, les émissions de NOx dans les fumées doivent être inférieure 200 mg/Nm3.

    Les concentrations dans les fumées sont exprimées en mg/Nm3 à un mélange air combustible permettant de retrouver dans les fumées une concentration de dioxygène de 13 %.

    Si l’entreprise vous indique que le poêle ou l’insert a le label Flamme verte 7*, il sera éligible aux CEE à partir du moment ou vous le faite installé par un professionnel habilité.

    Montant de la prime CEE BAR-TH-112

    Le montant de kWh cumac est unique quelque soit la puissance et dépend uniquement du lieu d’installation.

    Zone climatiqueMontant du kWh cumacPrix estimé
    H138 200300€ en CEE classique et
    600€ en CEE précarité
    H231 300250€ en CEE classique et
    500€ en CEE précarité
    H320 900165€ en CEE classique et
    330€ en CEE précarité
    Aide financière CEE poêle avec la BAR-TH-112
    Zone climatique des CEE
    Zone climatique à utiliser pour les CEE

    L’aide pour se CEE ne dépendant pas de la puissance il favorise les petites installations au détriment des gros poêles à bois.

    Ci-dessous, la fiche CEE dans le cas du poêle à bois ou à granulés.

    Pour en savoir plus sur les CEE vous pouvez retrouver nos articles à ce sujet ici : Le CEE VMC simple flux, le CEE isolation des réseaux chauds et une analyse des abus CEE.

    Le dispositif CEE est également cumulable avec le dispositif MaPrimeRénov’.

  • Lutte contre les arnaqueurs des CEE isolation à 1€

    Lutte contre les arnaqueurs des CEE isolation à 1€

    Les CEE isolation seront sous surveillance en 2021. En effet, le gouvernement Macron va suivre de près les demandes de CEE à partir du 1er janvier 2021.

    Fiches CEE isolation concernées

    L’arrêté du 16 octobre 2020 qui modifie l’arrêté du 29 décembre 2014 a durci les contrôles sur les CEE qui concernent l’isolation. Ceci fait suite à des abus et des émissions de faux CEE. Les fiches concernées sont les suivantes :

    • BAR-EN-102 qui concerne l’isolation des murs en résidentiel en France métropolitaine,
    • BAR-EN-107 qui concerne l’isolation des murs en résidentiel en France d’outre-mer,
    • BAR-EN-102 qui concerne l’isolation des murs en tertiaire en France métropolitaine,
    • BAT-EN-108 qui concerne l’isolation des murs en tertiaire en France d’outre-mer,
    • IND-EN-101 qui concerne l’isolation des murs des bâtiments industriels en France d’outre-mer,
    • IND-UT-131 qui concerne l’isolation des parois d’installation industrielle (cuves…) en France métropolitaine,

    Ces nouvelles mesures ciblent particulièrement l’outre-mer et renforcent les contrôles sur les CEE précarité.

    Contrôles sur les CEE de l’isolation concernés

    Cet arrêté fixe des objectifs de volume de contrôle. Les pourcentages de contrôles seront les suivants :

    • Sur le résidentiel, le CEE BAR-EN-102 – Isolation des murs,
      • 10 % pour les contrôles physiques et 30 % pour les contrôles distants pour le CEE précarité,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique,
    • Ensuite en résidentiel, le CEE BAR-EN-107 – Isolation des murs en outre-mer,
      • 10 % pour les contrôles physiques et 30 % pour les contrôles distants pour le CEE précarité,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique,
    • En tertiaire, la fiche CEE BAT-EN-102 – Isolation des murs,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique,
    • Encore en tertiaire, la fiche CEE BAT-EN-108 – Isolation des murs en outre-mer,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique,
    • Maintenant en industriel, la fiche CEE IND-EN-101 – Isolation des murs,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique,
    • Et enfin en industriel, la fiche IND-UT-131 – Isolation thermique des parois planes ou cylindriques sur des installations industrielles,
      • 5 % pour les contrôles physiques et 15 % pour les contrôles distants pour le CEE classique.
    Isolation par l'extérieur
Image par Alina Kuptsova de Pixabay

    Une lutte contre les arnaques à l’isolation à 1€

    Les contrôles seront donc bien plus fréquents, ce qui permettra d’éviter les abus, que ce soit sur les dossier de CEE ou sur les entreprises réalisant des travaux de mauvaise qualité. Cela permettra d’attraper les entreprises qui ne font pas ou que partiellement les travaux ou ne mettent pas en place l’isolant prévu. Plus grave, certains réalisent des travaux d’isolation par l’extérieur sans prendre en compte la migration d’humidité et créent ainsi des problèmes d’humidité majeurs qui mettent en danger la structure du bâtiment. Ce renforcement permettra de purger le domaine des arnaques au CEE actuellement en vogue et fera peut être monter le prix du MWh cumac.